Une vie d'orchestre ce n'est pas seulement un soir de votre vie, c'est aussi plein de petits moments... que nous avons voulu partager avec vous

L’Académie d’été du Chœur de l’Orchestre de Paris

L’Académie d’été du Chœur de l’Orchestre de Paris vient de conclure sa semaine de stage à l’Abbaye des Prémontrés à Pont-à-Mousson. Découvrez-en le blog sur le lien suivant :
» http://academiecop.blogspot.com/

Festival d’Athènes


Retrouvez toutes les photos des répétitions du concert de l’Orchestre de Paris au festival d’Athènes
sur la galerie web de Lionel Bord :
» http://gallery.me.com/lionelbord#gallery

Des Russes de toutes les couleurs


Aujourd’hui ont eu lieu les deux premières représentations de Poupées Russes. Gros travail pour tout le monde sur scène et en coulisses. Enfants ravis. “J’ai adoré !” lance le dernier enfant à partir.
Mais Poupées Russes, qu’est-ce c’est ? Il y a des concerts pour expliquer la musique, qui emmènent les jeunes spectateurs dans la cuisine du compositeur, qui pointe du doigt ce qui se passe dans l’orchestre, mais ici rien de tout ça. Spectacle, plonger dans une histoire, recevoir la magie sonore. L’orchestre, ce sont les poupées de l’histoire, qui se démènent pour tirer d’affaire la princesse Vassilissa, qui s’activent à balayer la cabane de la femme du bûcheron, à tisser le fil d’or pour la sorcière Baba Yaga. L’orchestre, ce sont les animaux de la forêt ou la princesse qui se transforme en abeille ou la fête du mariage final.
On se croit parfois dans l’Apprenti-Sorcier, avec ces grandes pages symphoniques très suggestives. Mais la plupart d’entre elles ne sont pas “à programme”, elles n’ont pas été composées dans ce but, mais elles ont été choisies pour l’effet sonore auquel elles contribueraient dans le spectacle.
En fait la pédagogie est cachée, comme dans un conte russe. Les spectateurs entendent du Stravinski sans le savoir (comme Monsieur Jourdain). Et du Moussorgski, du Miakovski, du Rimski-Korsakov… Des couleurs musicales très différentes. Mais ne pas se poser la question tout de suite, se laisser prendre par l’histoire. Et revenir, un jour, pour un concert.

à petits pas dans le noir

Répétitions Poupées russes

Lundi après-midi, le plateau de l’orchestre est drapé dans le bleu des projecteurs. Les lumières de spectacle tombent rarement sur les musiciens, en concert il leur faut de la clarté pour lire leur partition. Mais aujourd’hui, on sent que ce sera différent. Un orchestre en spectacle. Les illustrations apparaissent sur le grand écran suspendu, délicate peinture volante. Des guirlandes lumineuses… non, il ne faut pas tout raconter…Pour l’instant, c’est le premier contact avec le plateau. Sur lequel sont réunis: les musiciens qui accompagnent le début de l’histoire de Vassilissa, Laure qui raconte l’histoire, et ses instrumentistes-poupées. Dans la salle obscure, la voix de Christian, le metteur en scène, qui zigzague entre les fauteuils, l’équipe des lumières et du son.Quand Vassilissa réclame l’aide de sa poupée, la réponse sort de l’orchestre: c’est un musicien qui joue le rôle. Il faut répéter. Régler les projecteurs qui viendront pointer sur eux. Ajouter un détail. Cette poupée qui s’ouvre pour en libérer une plus petite parle tout le temps de manger! Mais elle a l’air plutôt serviable!

Faut-il le cirer?

Nicolas Peyrat - Poupées russes Nicolas Peyrat - Poupées russes

Visite ce matin dans l’école à Palaiseau. C’est l’altiste Nicolas Peyrat qui vient rencontrer les élèves de CM2 avant la représentation de Poupées Russes à laquelle ils assisteront la semaine prochaine. Beaucoup à dire, sur l’orchestre, ses instruments, son organisation, le spectacle -présenté par Anne Torrent, la directrice artistique des Jeunesses Musicales de France, associées au projet. Et jouer. Toujours la surprise des questions. “Combien de notes pouvez-vous faire?”. Je ne me suis jamais posé la question, Nicolas non plus… Test. Une quarantaine…Nicolas décortique son alto, les différents bois qui le composent et pourquoi. “Faut le cirer?” Je m’aperçois qu’on n’a pas répondu à cette question, couverte immédiatement par une autre. Non, ça ne se cire pas -sauf peut-être s’il finit sa vie comme une décoration au mur! Les violons, les altos, les violoncelles, tous les instruments à cordes sont vernis. Les enfants aussi. Nicolas joue du Bach, du Stravinski, du Reger. L’humeur du groupe semble suivre celle de la musique. On finit par des coups d’oeil de plus près. Et quelques oeuvres hors répertoire, comme l‘homme à la moto d’Edith Piaf!