Premier concert à Pékin
Le Poly Theatre est plein à craquer de Chinois venus écouter de la musique occidentale. La salle est sombre, les partitions mal éclairées, l’acoustique mate. Il y a aussi la fatigue du voyage, conditions qui vous déroutent. Mais au moment où le maestro Eschenbach lève sa baguette, les esprits se rassemblent et se concentrent. Dans ces courts moments, les musiciens « sentent » la qualité d’écoute du public.
Le Chinois est expansif et joyeux de nature. Il vit sa vie, même au concert. Il parle fort, bouge, tousse, crache, mange, boit, se déplace, tout cela avec grand naturel. Ce n’est pas un public recueilli ou compassé ! Ce contraste avec l’exigence nécessaire à l’exécution des œuvres nous agaça un peu et nous demanda encore plus d’efforts. Mais à la fin de ce concert de trois heures, ce fut un déferlement d’applaudissements et de cris de joie ! Après plusieurs rappels, nous devons bisser pour les satisfaire. C’est un succès qui nous ennivre !
la musique est assurément le seul langage universel mais je me demande si nous serions aussi enthousiastes après trois heures de musique chinoise…







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