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Bien en tandem

Ça n’arrive qu’en tournée, les deux violons solos de l’orchestre sont présents, ensemble, sur les concerts. D’habitude, dans les concerts parisiens, les rôles sont partagés, chacun a en charge un programme, Philippe Aïche et Roland Daugareil se croisent. Ici, ils se succèdent à l’entracte. À Taipei, par exemple, Philippe jouait dans le concerto de Beethoven, Roland la Fantastique. Du coup, chacun a son double, son oreille télescopique, qui peut de la salle juger des équilibres. Ou simplement réagir à ce qui se passe. Christoph Eschenbach prend la Marche au Supplice de la Symphonie Fantastique bon train. Philippe envoie un message en deux parties à Roland :
1°) L’index et le majeur tendus vers le bas, comme dans l’histoire du petit indien qui court très vite. « C’est pas un peu rapide … »
2°) L’index tiré à l’horizontale sous le menton, comme quand Iznogoud veut faire trancher la gorge d’un gêneur.
« … pour quelqu’un qui va se faire exécuter ? »

1 commentaire

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  1. Philippe Aïche

    Eh oui Christian! Je me suis aperçu qu’après 24 ans de présence à l’O.P, je n’avais jamais eu l’occasion d’écouter la Fantastique en direct de l’extérieur de l’orchestre… Intéressant et instructif!
    Dans la “scène au champs”, Christophe a même cru en se retournant vers la salle que je dormais, mais il n’en était rien! J’écoutais attentivement.
    Bon baiser de Kyoto!

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