Taipei-surprise
Je suis enfin sortie du brouillard du décalage horaire. J’ai pu jouer ces deux concerts de Taipei dans la même forme qu’à Paris. La salle était belle, mais, au raccord, l’acoustique ne paraissait pas évidente. Avec le public, ça ne sonnait pas mal donc … je me suis éclatée. J’en ai discuté avec des collègues après, ils étaient du même avis, dès la première note de la symphonie, l’orchestre était dans une cohésion sonore remarquable. Nous étions tellement heureux qu’on a fait les fous pendant deux heures après le concert. C’était Halloween, ça tombait bien !
Aux précédents concerts, j’avais ressenti des coups de fatigue. À Paris, je mange avant, j’ai mon rituel, mais là tout était bouleversé. Avec le décalage, la moindre fatigue est accentuée. Je n’étais pas fière mais dans la masse j’ai pu me reposer sur l’épaule de mon voisin. Je me suis demandée comment faisaient les solistes…
J’ai trouvé les Taiwanais formidables, c’est un public incroyable, quel bonheur ils expriment à la fin du concert, ils sourient, ils crient. La ville paraissait austère à l’arrivée, comparée à Shanghai qui nous en avait mis plein les yeux. Mais J’ai vu le marché de nuit, ces petites boutiques foraines avec des fringues, de la nourriture, des serpents, des chiots, moi qui suis une grande gamine… Partout l’accueil m’a paru merveilleux -on a demandé notre route dans le métro et quelqu’un a raté celui qui arrivait pour nous guider… je n’imagine pas ça à Paris ! J’aurais voulu aller au musée, mais j’ai beaucoup travaillé pour moi ces deux derniers jours. Cinq heures de violon quotidiennes, j’étais bien en doigts au moment du concert !







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