Un pour tous…
Il y a quelques fortes personnalités dans cet orchestre, j’en veux pour exemple nos trois trombones qui, à l’instar des Trois Mousquetaires, sont quatre pour cette Huitième Symphonie de Mahler.
Vous les verrez faire cause commune dès les premières mesures en un triomphant unisson qui sonne comme le serment de fidélité de quatre solides bretteurs. Leur envie d’en découdre les fait parler d’une même voix et cette coulisse qui les démange, c’est d’un même élan qu’ils l’extraient du fourreau.
Mahler lui-même, qui connait leur bouillant naturel, ne s’y est pas trompé et les laisse, d’ailleurs, dégainer les premiers, devançant le gros du bataillon orchestral et coupant presque la parole au chœur. Mais là, point d’effronterie, la mission est de servir, servir encore, tant par la gravité des chorals que par la malice des polyphonies les plus échevelées.Nos quatre compères, certes, savent faire preuve de la plus robuste gaité comme du recueillement le plus sombre, mais sans jamais oublier… leur panache.







Catherine Mercier
13 mars 2008 à 17:49
Bravo pour la prose de notre bibliothécaire-assistant que les trombones inspirent et qui soupire en coulisse:on en redemande.
Catherine, Soprano 2 dans le choeur.