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	<title>Une vie d'orchestre : le blog de l'Orchestre de Paris</title>
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	<description>Le blog de l'Orchestre de Paris</description>
	<pubDate>Tue, 29 Apr 2008 14:41:02 +0000</pubDate>
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	<language>en</language>
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		<title>Retenir</title>
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		<pubDate>Tue, 29 Apr 2008 10:53:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christian Leblé</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Poupées russes]]></category>

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		<description><![CDATA[ Poupées Russes, c’est un conte. Sur la scène, c’est la comédienne Laure Gouget qui va le raconter. Elle a appris son texte, comme s’il s’agissait d’une pièce de théâtre et elle travaille avec le metteur en scène Christian Fromont, pour trouver la meilleure façon de le dire.
Car le texte va souvent se superposer à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.uneviedorchestre.com/wp-content/uploads/2008/04/gauger02.jpg" alt="Laure Gauger 02" /><img src="http://www.uneviedorchestre.com/wp-content/uploads/2008/04/fromont01.jpg" alt="Christian Fromont" /><img src="http://www.uneviedorchestre.com/wp-content/uploads/2008/04/gauger01.jpg" alt="Laure Gauger 01" /> Poupées Russes, c’est un conte. Sur la scène, c’est la comédienne Laure Gouget qui va le raconter. Elle a appris son texte, comme s’il s’agissait d’une pièce de théâtre et elle travaille avec le metteur en scène Christian Fromont, pour trouver la meilleure façon de le dire.</p>
<p>Car le texte va souvent se superposer à l’orchestre, le spectateur va suivre deux fils en même temps, écouter à la fois la comédienne et les musiciens qui jouent, comprendre les mots et se laisser imprégner du rythme, des mélodies.</p>
<p>Mais on ne réserve pas une oreille pour l’un et une pour l’autre. Tout le plaisir du spectacle vient de l’interaction qui se fabrique. Une musique, au départ, c’est abstrait, mais si le récit parle d’un château, d’une forêt, la partition devient un décor et l’imagination y incruste les personnages, les fait bouger au son de l’orchestre.</p>
<p>C’est simple en apparence, et pourtant cela demande un important travail de dosage. Il ne faut pas trop en faire –juste comme si on lisait le texte, pour se fondre dans la musique, être aussi ample qu’elle, sans trop prêter attention au détail des mots, à leur articulation, étirer la parole. Et s’habituer au volume de la musique, sans vouloir être aussi puissante qu’elle.</p>
<p>C’est pour régler tous ces détails que Laure et Christian travaillent avec des enregistrements des différentes musiques, comme si l’orchestre était là.</p>
<p>Parfois la comédienne n’est plus une narratrice mais devient un personnage. Juste pour une exclamation, un soupir. Et puis à peine la surprise a t-elle opéré que Laure reprend le fil tranquille de sa lecture à voix haute. Parfois Christian intervient, d’une grosse voix ou très haut perchée&#8230; C’est dans le texte ? Oui, plusieurs personnages au fil de l’histoire seront joués par des musiciens dans l’orchestre&#8230;</p>
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		<title>Déroulons le décor !</title>
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		<pubDate>Wed, 16 Apr 2008 08:21:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christian Leblé</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Poupées russes]]></category>

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<p> <em>Poupées Russes</em> sera un spectacle autant qu&#8217;un concert. Son décor, je l&#8217;ai vu se fabriquer, c&#8217;était à la fin du mois de mars&#8230;Un long rouleau de papier traverse toute la pièce. Hélène est penchée dessus et ajoute encore de minuscules détails au dessin : un oiseau, des branches&#8230; Sacha, elle, est installée à la table devant la fenêtre et met en couleur les poupées russes qui viendront se poser sur ces images, au fil du conte. La fresque fait six mètres de long. Elle représente les différents lieux de l&#8217;histoire : le château, la forêt, la fête du mariage. Quand les enfants et leurs familles viendront Salle Pleyel, ces dessins seront projetés, comme un film, sur un écran derrière les musiciens.<br />
Sacha Poliakova et Hélène Rajcak se connaissent depuis l&#8217;époque de leurs études. Comme ce long travail était urgent, elles se sont mises à deux pour le réaliser. Et pour que ce soit vraiment une seule peinture, elles se sont croisées dessus,<br />
l&#8217;une commençant un arbre, une cabane, l&#8217;autre prenant le relais pour achever le motif. Elles s&#8217;entendent à merveille, tout est calme. Il faut juste éviter de marcher sur le dessin ou de mettre le pied sur un tube de peinture&#8230; &#8220;Nous n&#8217;avons pas la pression de la scène, celle des comédiens ou des musiciens qui vont jouer&#8221;, disent-elles. Sacha vient de Russie, elle y a grandi. La famille<br />
d&#8217;Hélène aussi a des racines à l&#8217;est de l&#8217;Europe. Mais leur dessin , leur façon de peindre ne sont pas particulièrement russe. Le château du prince est ce qu&#8217;il y a de plus russe. &#8220;Je ne sais pas construire un château, alors je me suis documentée&#8221;, explique Sacha en riant. Les personnages qui peuplent les contes russes, en revanche, elle les connaît bien, depuis son enfance.<br />
Sur la fresque, j&#8217;ai reconnu Baba Yaga et sa cabane qui marche sur des pattes de poules. Mais je n&#8217;aurais pas reconnu Kastchei. À cause des musiques de Stravinski (<em>L&#8217;Oiseau de Feu</em>) ou de Rimski Korsakov (<em>Kastchei l&#8217;Immortel</em>), qui sont très puissantes, je m&#8217;imaginais un personnage entre guerrier et empereur. Sacha me répond que Katschei a beaucoup de pouvoirs, mais qu&#8217;il est avare, sombre, un mort-vivant. &#8220;Un peu comme Voldemort dans <em>Harry Potter&#8221;</em>.<br />
Et aujourd&#8217;hui, en effet, j&#8217;ai lu un article sur internet qui faisait le rapprochement entre la légende russe et l&#8217;auteur JK Rowlings. Leur créature cache son pouvoir hors d&#8217;elle et pour la vaincre, il faut le dénicher. Celui de Kastchei est logé<br />
dans une aiguille, cachée dans un œuf, caché dans, caché dans&#8230; jusqu&#8217;à un coffre enterré au pied d&#8217;un chêne&#8230; Encore une histoire en forme de poupées russes !</p>
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		<title>De Vienne à Valladolid</title>
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		<pubDate>Sat, 12 Apr 2008 09:59:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Françoise Douchet-Le Bris, alto</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Une vie d'orchestre]]></category>

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		<description><![CDATA[De Vienne à Valladolid, via Berlioz, Dvorák, Ravel, Zemlinsky&#8230;
Les partitions sont parmi les chemins les plus sûrs pour atteindre  la félicité&#8230;
Cette tournée de dix jours commence en Autriche et la salle de concerts  mythique du Musikverein, à Vienne, la plus belle du monde. Rectangulaire et de grande envergure elle est dominée par un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>De Vienne à Valladolid, via Berlioz, Dvorák, Ravel, Zemlinsky&#8230;<br />
Les partitions sont parmi les chemins les plus sûrs pour atteindre  la félicité&#8230;<br />
Cette tournée de dix jours commence en Autriche et la salle de concerts  mythique du Musikverein, à Vienne, la plus belle du monde. Rectangulaire et de grande envergure elle est dominée par un plafond à caissons magistral orné de peintures en médaillons et de dorures ouvragées. Dix lustres scintillants surplombent les fauteuils d&#8217;orchestre. Le parquet patiné de la scène garde les traces de tous les chefs illustres. En entrant dans ce temple de la musique, l&#8217;émotion est si grande que l&#8217;on a envie de se signer. Le soir, au moment où Christoph Eschenbach lève la baguette, ils sont là, Haydn, Mozart, Beethoven, Schubert et tant d&#8217;autres, présents dans notre coeur et dans l&#8217;âme des viennois pour toujours.<br />
L&#8217;étape suivante va nous dépayser totalement : Oviedo, capitale des  Asturies, où au IXème siècle le roi Alfonso II fit ériger à Compostelle une basilique dépositaire des reliques de saint Jacques. Le chemin que le monarque emprunta pour se rendre d&#8217;Oviedo à  Compostelle par les montagnes escarpées est encore la route de  référence des pèlerins et les pavés de la ville marqués de coquilles de cuivre guident les voyageurs dans leur périple. Nous avons le temps de  nous évader pour découvrir la côte découpée et la lande en fleurs  tellement semblables aux Côtes d&#8217;Armor.<br />
Au concert du lendemain, Christoph Eschenbach n&#8217;est pas avec nous car il a dû se rendre d&#8217;urgence aux USA. Josep Pons le remplace au pied levé dans  les 8e et 9e symphonies de Dvorák. Un raccord pour &#8220;lire&#8221; les deux oeuvres et concert dans la foulée !<br />
Puis nous traversons l&#8217;Espagne d&#8217;ouest en est pour Valence. Le concert a lieu au Palau de la Musica, une salle qui nous étonne par sa conception et sa merveilleuse acoustique.  Nous y donnons la <em>Symphonie Lyrique</em> de Zemlinsky, oeuvre qui nous bouleverse particulièrement ce soir-là car un deuil a touché notre Maestro.<br />
Mardi 8, dernier concert à Valladolid où une salle gigantesque nous  attend. La verrière du hall est si haute que des palmiers d&#8217;au moins 20 mètres  poussent à l&#8217;intérieur ! Cette construction a 6 mois et de grands espaces sont encore vides. La grande salle où nous jouons est en bois clair et les  fauteuils en cuir grège&#8230; C&#8217;est démesuré ! Nous nous prenons à rêver de la future Philharmonie de Paris au Parc de la Villette prévue pour 2012&#8230;<br />
En attendant que la réalité dépasse la fiction, nous serons toujours  heureux d&#8217;être reçus dans les pays qui donnent à la musique une place  prépondérante.</p>
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		<title>Impressions viennoises</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Apr 2008 23:52:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe Berrod, premier clarinette solo</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Une vie d'orchestre]]></category>

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		<description><![CDATA[La première impression lorsque l&#8217;on arrive a Wien est celle d&#8217;être au cœur d&#8217;un musée a ciel ouvert. Riche de son histoire impériale, de sa culture et de ses traditions, Wien est une ville grandiose et le reflet d&#8217;une époque ou les arts occupaient et occupent toujours une place prépondérante. Un paradis pour un musicien [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La première impression lorsque l&#8217;on arrive a Wien est celle d&#8217;être au cœur d&#8217;un musée a ciel ouvert. Riche de son histoire impériale, de sa culture et de ses traditions, Wien est une ville grandiose et le reflet d&#8217;une époque ou les arts occupaient et occupent toujours une place prépondérante. Un paradis pour un musicien classique qui peut se sentir a l&#8217;aise dans une ville ou la musique est tellement présente et visible. Il est difficile lors d&#8217;une promenade de ne pas croiser le nom d&#8217;un compositeur&#8230; Mozart, Haydn, Schubert, Beethoven&#8230; ou bien alors de ne pas rencontrer un musicien avec son étui sur le dos, le long d&#8217;une rue menant a l&#8217;une des plus belles salles de concert du monde, le Musikverein. Les Autrichiens ont de quoi être fiers de leur patrimoine musical et des moyens mis en œuvre pour que leur culture puisse vivre au plus haut niveau international.<br />
Un concert de l&#8217;Orchestre de Paris dans cette &#8220;Mecque&#8221; de la musique classique est toujours un &#8220;challenge&#8221;, celui de prouver que notre formation est aussi du plus haut niveau artistique. Le succès dans un lieu aussi prestigieux est un grand plus pour notre moral car a Paris, la critique a plutôt tendance a considérer les &#8220;formations invitées&#8221; (orchestres étrangers) avec plus de bienveillance que leur propre orchestre.<br />
Ce soir le succès est éclatant et le public autrichien a été enthousiaste comme nous le sommes ! La musique française est très appréciée du public comme nous l`avons déjà constate lors de notre présence au Festival de Salzbourg en 2000 dans les Troyens de Berlioz. Nous espérons que les affinités entre notre orchestre et le public viennois seront une aussi belle histoire que celle que je vis plus particulièrement avec mes deux petites filles franco-autrichiennes Clara et Elisa et leur maman née a Salzbourg.</p>
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		<title>Mon premier Musikverein .. en 1978</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Apr 2008 18:23:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gilles Henry, violon</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Une vie d'orchestre]]></category>

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		<description><![CDATA[Cela fait 30 ans que j’ai joué pour la première fois au Musikverein, c´était en mai 1978* et je venais de rentrer à l’Orchestre de Paris.
C´est émouvant pour moi de revoir les lieux de la première tournée que j´ai faite avec l&#8217;orchestre, à l´époque sous la direction de Daniel Barenboim. Coïncidence, Daniel Barenboim joue avec [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Cela fait 30 ans que j’ai joué pour la première fois au Musikverein, c´était en mai 1978* et je venais de rentrer à l’Orchestre de Paris.<br />
C´est émouvant pour moi de revoir les lieux de la première tournée que j´ai faite avec l&#8217;orchestre, à l´époque sous la direction de Daniel Barenboim. Coïncidence, Daniel Barenboim joue avec le Wiener Philharmoniker dans les prochains jours et il est venu nous saluer et assister a la répétition ce matin&#8230; <o:p></o:p>J&#8217;ai d&#8217;ailleurs croisé quelques musiciens du Philharmoniker hier, un violoniste est passé et a joué quelques notes d´un concerto de Mozart&#8230; Cet après-midi, ils répètent à leur tour dans la salle. On voit passer un des luthiers permanents qui s&#8217;occupent des instruments du Philharmoniker et les mettent en place dans les racks avant les répétitions. Ils accompagnent l&#8217;orchestre partout en tournée&#8230;<br />
<o:p></o:p>La première chose qui m&#8217;a frappé en arrivant dans la salle est la disposition des musiciens, qui change complètement de celle que nous avons à Pleyel. La scène est étroite, la distance entre le podium et l´harmonie est inférieure de moitié à celle de Pleyel. Les chaises sont d´ailleurs taillées en fonction des gradins, elles ont les pieds arrière sciés et on ne peut donc pas les déplacer. On est beaucoup plus contraints qu´à Pleyel où nous pouvons prendre nos aises. Cette contrainte de proximité apporte énormément a l&#8217;homogénéité du son, la communication est plus facile et on s&#8217;entend mieux.<br />
<o:p></o:p>Les fois précédentes, nous sommes souvent venus au Musikverein pour un concert unique, au milieu d´une tournée en Autriche qui nous emmenait aussi à Linz ou à Graz. C´est important pour l´orchestre de pouvoir montrer ses couleurs dans deux programmes très différents comme ceux que nous donnons cette semaine : Zemlinsky et Dvorák puis Ravel. Le fait de faire plusieurs répétitions et deux concerts dans la salle nous permet également de nous familiariser avec l&#8217;acoustique, très différente de celle de la salle Pleyel et beaucoup plus réverbérante. Sur plusieurs jours, nous avons la possibilité de gagner en homogénéité.<br />
<o:p></o:p>* pour deux concerts les 30 et 31 mai 1978 avec <em>La Mer</em> de Debussy, la <em>Symphonie fantastique</em> de Berlioz, le <em>Château du Diable</em> de Schubert, le <em>Concerto pour piano n°27</em> de Mozart et l’<em>Héroïque</em> de Beethoven.</p>
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